La courge : 25 façons originales de cuisiner ce légume de saison
Du jaune clair à l’orange profond, la courge se décline sous d’innombrables nuances chaleureuses. De tailles et de formes variables, ses différentes variétés développent des arômes uniques, propres au terroir dont ils sont issus. (Re)découvrez ce légume de saison et les façons de le cuisiner.
Les courges, un incontournable pour vos recettes
Goûteuse, gourmande, économique et polyvalente, la courge est un allié précieux pour les chefs amateurs de recettes végétales et savoureuses.
Un légume de saison riche et savoureux
Si la courge pousse en été, elle se récolte à partir de l’automne. C’est même devenu, grâce à la fête d’Halloween, un véritable marqueur de la saison. Grâce à sa grande capacité de conservation, sa dégustation s’étend pourtant bien au-delà, en faisant également un légume typiquement hivernal.
Cueillie à maturité, en respectant son cycle naturel, c’est là qu’elle développe le mieux ses bienfaits et la subtilité de ses saveurs. Source de fibres, de vitamines (A,B,C), minéraux (potassium, magnésium, calcium) et antioxydant, elle est aussi peu calorique et très nutritive.
Avec sa texture fondante et son goût légèrement sucré avec des notes de fruits sec, c’est le légume réconfortant par excellence. Enfin, grâce à sa grande versatilité, la courge a l’avantage de s’adapter à de multiples interprétations et modes de cuisson. En bref, vous avez toutes les raisons de l’adopter !
Quelles variétés de courges cuisiner ?
- Butternut : reconnaissable entre mille avec sa forme allongée, sa peau claire et sa couleur orange vive, la butternut a un goût doux, légèrement sucré et une texture crémeuse.
- Potimarron : il se reconnaît à sa forme ronde et sa couleur rouge-brique. Sa peau est délicieuse à consommer et offre une belle texture aux plats. Sa chair fine, dense et peu fibreuse offre quant à elle une saveur subtile de châtaigne et de noisette.
- Courge spaghetti : de forme ovale et de couleur jaune clair, la courge spaghetti se démarque encore d’avantage par sa chaire étonnante, formée de filaments. Un terrain de jeu original pour les chefs !
- Courge Bleu de Hongrie : variété ancienne de courge, la Bleu de Hongrie se reconnaît à sa couleur bleu-gris. À l’intérieur, pourtant, sa chair épaisse et douce, ultra parfumée, offre une couleur d’un orange profond.
- Pâtisson : qu’il soit jaune ou blanc, le pâtisson se distingue par sa forme étonnante aplatie, en forme de soucoupe. À l’intérieur, sa chaire est moins sucrée et présente des arômes de courgette et d’artichaut.
- Courges jack be little : ces mini-courges rondes sont souvent utilisées en décoration, mais sont aussi délicieuses à déguster en portion individuelle avec leur saveur sucrée mêlant la noix et la châtaigne.
Comment cuisiner la courge pour sublimer votre menu ?
Souvent proposée en soupe, la courge se prête pourtant à de nombreuses interprétations. Voici quelques idées pour cuisiner la courge hors des sentiers battus, chaude ou froide, de l’entrée au dessert.
Revisiter les classiques
Certaines recettes se prêtent particulièrement bien à la revisite. Il suffit alors de changer un ou plusieurs ingrédients phares pour leur donner une nouvelle dimension. Et pourquoi ne pas en faire de même avec la courge ?
- Couscous : ajoutez des morceaux de potimarron fondants à vos légumes à couscous. Sa saveur sucrée s’y prête particulièrement bien.
- Tartiflette : remplacez les pommes de terre par du butternut pour gagner en légèreté.
- Gratin dauphinois : réalisez un gratin dauphinois combinant pomme de terre et courge pour donner de la couleur à votre accompagnement.
- Hachis Parmentier : la courge Bleu de Hongrie remplacera à merveille la pomme de terre pour apporter de la douceur à votre hachis Parmentier.
- Carbonara : cuisinez la courge spaghetti en prenant son nom au pied de la lettre en remplaçant les traditionnelles pâtes par des filaments de courge.
En salade
Si la courge se consomme cuite, cela ne signifie pas qu’elle ne peut pas être proposée froide ou tiède dans une salade. Voici quelques idées originales d’association pour donner une touche automnale et réconfortante à vos salades.
- Lentilles vertes, féta, courge rôtie et herbes fraîches
- Pousses d’épinard, marrons, coings rôtis et potimarron, vinaigrette au miso
- Petit épeautre, butternut et chèvre frais
- Crozets, courge, noix et Bleu d’Auvergne
En soupe
Plus attendue, la soupe de courge peut néanmoins prendre une dimension inattendue grâce à des associations étonnantes :
- Courge musquée, châtaigne et panais
- Butternut, pomme de terre, carotte et cheddar
- Potimarron, fourme d’Ambert
En purée
Les purées aussi se prêtent aux mariages surprenants entre la courge, des épices, d’autres légumes ou même un fromage pour encore plus de gourmandise.
- Potimarron, pomme de terre carotte, cumin
- Butternut, parmesan et sauge
- Courge rôtie, lait de coco et curcuma
En plat de résistance
Entières ou en quartiers, gratinées ou farcies, les courges, de par la variété de leurs formes et de leurs textures, se prêtent à de nombreux modes de cuisson et présentation.
- Pâtisson ou courges jack be little farcies au riz sauvage, champignon et poulet.
- Butternut gratinée à la raclette fumée et fondue de poireaux.
- Assiette d’automne : quartiers de potimarron rôtis, salade d’endives, noix et bleu d’Auvergne, magret de canard fumé.
En dessert
Sa saveur douce et sa texture onctueuse font de la courge un légume parfait à cuisiner en dessert. Si cette association vous semble étonnante, voici quelques idées de recettes qui devraient vous convaincre de sa gourmandise.
- Caramel de courge
- Granola de graines de courges
- Gâteau à la courge et aux épices façon carrot cake
- Pumpkin pie/tarte à la citrouille
- Crème brûlée à la courge
- Glace à la courge
À boire
La courge se décline aussi en boisson chaque automne pour une touche de sucre naturel et d’onctuosité.
- Pumpkin spice latte
- Lait de courge
Cuisiner la courge dans mon restaurant : pour quels bénéfices ?
Peu chère et disponible en abondance, la courge est un véritable allié des restaurateurs qui souhaitent proposer une cuisine authentique et généreuse.
Pourquoi la courge cartonne en restauration ?
Cuisiner la courge et proposer l’une de ses nombreuses variétés à la carte de son restaurant est plus que jamais dans l’ère du temps. Elle répond en effet à une forte demande pour les plats réconfortants tout en demeurant une option saine et en s’inscrivant dans la tendance “végétal premium”.
C’est également un ingrédient qui se démarque par son excellent rapport qualité/prix en automne et en hiver. Cela vous permettra de proposer des plats abordables ou de l’associer avec des produits plus prestigieux comme une noix de Saint-Jacques ou une volaille fermière, par exemple.
Enfin, la courge offre une forte polyvalence en cuisine, offrant aux chefs des inspirations nombreuses tant pour une cuisine moderne que traditionnelle.
Les bénéfices business de la courge pour les restaurateurs
La courge présente de nombreux avantages économiques pour les restaurateurs. Son coût matière maîtrisé permet en effet d’obtenir une excellente marge, tout en offrant un produit perçu comme qualitatif par le client. Elle s’intègre facilement dans une carte de saison et permet de valoriser une cuisine de terroir en adéquation avec les attentes actuelles des consommateurs en matière de cuisine durable.
De plus, cuisinée avec soin, la courge s’adapte parfaitement aux menus végétariens et flexitariens, dont la demande est en constante progression. Enfin, grâce à sa bonne conservation et à ses multiples déclinaisons culinaires, elle constitue un ingrédient idéal pour le batch cooking, facilitant l’organisation en cuisine et la gestion des volumes.
La cuisine de saison a du bon. Et en sélectionnant avec soin vos produits, vous ne pouvez que viser juste. La courge fait indéniablement partie de ces produits sur lesquels vous pouvez compter pour proposer des menus variés, gourmands et attractifs.
Le guide des labels pour la viande
Si l’origine des viandes est désormais indiquée dans les restaurants de façon obligatoire, cela ne garantit pas toujours sa qualité. Entre goût et respect du bien-être animal et modes d’élevage, les labels et certifications offrent plus de transparence pour vous comme pour vos clients.
Pourquoi les labels sont-ils importants pour votre restaurant ?
Proposer des viandes labellisées dans votre restaurant est une bonne façon de vous démarquer de la concurrence. En affichant ainsi votre engagement pour une alimentation de qualité, respectueuse du bien-être animal et de l’environnement, vous donnez un signal positif à vos clients. C’est aussi une bonne façon de monter en gamme.
Cette démarche dans l’air du temps s’inscrit parfaitement dans la lignée des attentes des consommateurs. Ces derniers sont de plus en plus sensibles aux questions d’éthique et de durabilité concernant leur façon de se nourrir. Dans cette optique, la transparence offerte par les labels est une garantie précieuse.
Que garantissent ces certifications ?
Les labels apposés sur les viandes répondent à plusieurs objectifs pour rassurer les consommateurs et les acheteurs en un coup d’œil. Selon les critères auxquels ils répondent, ils sont un gage de qualité gustative, de respect du bien-être animal et de l’environnement ou offrent une traçabilité sûre…
● L’origine de la viande
Grâce aux Appellations d’origine contrôlée (AOP) ou Indication géographique protégée (IGP), le consommateur n’a pas de doute sur la provenance géographique de la viande qu’il achète. Ces étiquettes offrent aussi une traçabilité de la viande du producteur à l’assiette pour encore plus de transparence.
● La qualité
La qualité de la viande dépend largement du mode d’élevage : un environnement propre, spacieux et adapté, ainsi qu’une alimentation variée et équilibrée, permettent d’obtenir des animaux moins stressés et en meilleure santé. Ce qui influence directement la texture, la saveur et la valeur nutritive du produit final.
● Le respect de l’environnement
Les élevages certifiés Agriculture biologique (AB) ou engagés dans des pratiques agroécologiques limitent l’utilisation de produits chimiques, préservent les sols et assurent une meilleure gestion de l’eau. Ils favorisent aussi la biodiversité en maintenant des prairies permanentes ou des zones naturelles, ce qui réduit l’empreinte écologique globale de la production animale.
● Le bien-être animal
Certains labels assurent également des normes strictes relatives à l’espace disponible pour chaque animal, l’accès à l’extérieur ou encore les aménagements permettant aux animaux d’exprimer leurs comportements naturels. Toutes ces précautions participent à réduire le stress, les maladies et améliorent globalement la santé et la qualité de vie des animaux.
● Le respect de réglementations spécifiques
À chaque label ses propres critères. Pour garantir une viande de qualité, certains s’attachent à contrôler plus précisément d’autres points comme la présence d’OGM dans l’alimentation, l’usage restreint des antibiotiques ou des conditions d’hygiène renforcées.
Les principaux types de labels pour la viande
Maintenant que vous avez compris l’intérêt d’opter pour des viandes labellisées, il ne vous reste plus qu’à faire le bon choix, en accord avec vos convictions et vos besoins.
Les labels liés à l’origine et à la qualité
En France, certains labels servent principalement à rassurer les consommateurs sur l’origine des produits, d’autres offrent des garanties plus larges.
Label Rouge
Le Label Rouge est une référence sur les étals français, c’est sans doute l’un des plus connus. On retrouve ses célèbres étiquettes rouges et blanches sur de nombreuses viandes comme la volaille, le porc, le bœuf ou l’agneau. Une valeur sûre pour les restaurateurs comme pour les clients, gage de constance de la qualité de la viande que vous pourrez aisément valoriser sur votre carte.
AOP / AOC
Se tourner vers des viandes avec le label AOP (Appellation d’origine protégée) ou AOC (Appellation d’origine contrôlée), c’est obtenir des garanties sur l’origine géographique des animaux, mais aussi sur le savoir-faire traditionnel mis en œuvre dans leur élevage. On retrouve ces labels sur des viandes de prestige comme l’agneau de pré salé ou bœuf de Charolles. C’est une bonne façon de mettre en avant la typicité d’une race ou d’un terroir sur votre carte.
IGP
De son côté, l’IGP (indication géographique protégée) désigne un ancrage territorial moins strict que l’AOP mais tout de même encadré par un certain nombre de règles. C’est un bon compromis entre qualité et accessibilité pour votre menu.
Les labels respectueux de l’environnement et du bien-être animal
D’autres critères comme les conditions de vie des bêtes ou les méthodes d’élevage moins émettrice en CO2 sont aussi défendus par certains labels. Ils constituent des arguments forts pour les restaurateurs engagés dans une cuisine durable.
Agriculture Biologique (AB)
Le label AB désigne les viandes bio issues de pratiques d’élevages écologiques. Il s’agit d’un label clair et bien connu du grand public ce qui est intéressant pour les restaurateurs. Pour obtenir ce label, de nombreux critères sont contrôlés comme l’absence d’OGM, la densité d’accueil des animaux, l’encadrement des traitements vétérinaires, le bien-être animal et l’accès à l’extérieur pour les bêtes.
Étiquette bien-être animal
Le label comprend 5 niveaux de notation, de A à E, qui évaluent un certain nombre de critères liés au bien-être des animaux : densité d’élevage, accès à l’extérieur, enrichissement du milieu, qualité du transport, pratiques d’abattage… L’objectif est double : permettre aux consommateurs de mieux orienter leurs choix d’achat et encourager les filières à améliorer progressivement leurs pratiques.
Label Bleu-Blanc-Cœur
Le label Bleu-Blanc-Cœur garantit une alimentation animale de qualité, riche en végétaux comme le lin, la luzerne ou la féverole. Dans le cadre de cette démarche, les producteurs s’engagent également à réduire leur empreinte carbone et à éviter l’huile de palme et le soja importé. L’avantage de ce label réside dans la grande variété des produits labellisés (viande, œufs, produits laitiers…) et leur grande disponibilité.
Comment mettre en avant ces labels sur votre carte ?
On ne le répètera jamais assez : n’hésitez pas à communiquer sur vos choix, surtout quand ils sont durables ! Alors, si vous décidez d’adopter des viandes labellisées sur votre carte, parlez-en à vos clients lorsque vous présentez vos plats. Pensez également à mentionner les labels sur le tableau dédié à l’origine des viandes. Et faites apparaître le logo ou le signe sur le menu. Enfin, pour attirer une clientèle sensible à votre démarche, mettez en avant votre engagement sur les réseaux sociaux dans un post vidéo ou photo présentant vos viandes labellisées en détaillant les raisons de votre choix.
Que vous optiez pour une viande bio, Label Rouge ou une AOP, tous ces labels soulignent le soin que vous portez au choix de vos produits. Une démarche engagée qui saura séduire votre clientèle et vous positionnera comme un professionnel attentif, responsable et soucieux de la qualité.
Seconde vie : pourquoi équiper son restaurant avec du matériel reconditionné ?
Comment bien choisir ses équipements pour son restaurant ? Pour allier durabilité, fiabilité et économies, le matériel reconditionné s’impose comme une solution de plus en plus plébiscitée par les professionnels. Focus sur cette filière d’approvisionnement aux multiples avantages.
Du matériel CHR reconditionné pour les professionnels
Depuis février 2025, METRO France s’est associée à l’entreprise Vesto pour lancer le projet « Seconde Vie ». Cette expérimentation, menée en Île-de-France, propose la vente de machines remises à neuf directement aux halles de Nanterre. À l’automne, le dispositif a été étendu à 11 autres halles de la région.
Que l’on souhaite acheter un téléphone, un ordinateur ou une tablette, les produits reconditionnés séduisent de plus en plus le grand public. Déjà utilisés puis révisés, restaurés, nettoyés et remis sous garantie, ils permettent de faire de belles économies tout en offrant une seconde vie à des équipements qui finiraient trop souvent à la déchetterie.
Sans surprise, cette tendance gagne désormais le secteur du CHR. Nicolas Hanquez, directeur innovation chez METRO France, le confirme : « Il s’agit d’une réelle tendance de marché. Cette forte demande se reflète dans le volume de recherche. On a enregistré plus de 10 000 recherches des termes “occasion” ou “reconditionné” sur metro.fr en un an. »
Pourquoi miser sur le matériel de seconde main ?
La filière du réemploi se professionnalise et grâce au système du reconditionnement des produits, il est plus simple de faire confiance à ce matériel de seconde main. Découvrez ses avantages dans le détail.
Favoriser le réemploi
À chaque fermeture de restaurant ou changement de concept, les restaurateurs se séparent de leur matériel : plaques, four, hotte, lave-vaisselle, vitrines, réfrigérateurs ou petit électroménager… Résultat, une grande quantité d’équipement de cuisine se retrouve sur le marché de la seconde main ou dans le pire des cas, mis au rebut faute de repreneur.
Selon Bastien Rambaud, cofondateur de Vesto, fournisseur de matériel CHR reconditionné, « chaque année en France, 60 000 tonnes de matériel de restauration sont mises sur le marché et la même quantité est jetée. Or, plus de la moitié fonctionne encore. » Un gaspillage monumental auquel l’entreprise créée il y a cinq ans a décidé de remédier.
En effet, avec un bon entretien, ce type de matériel peut servir 10 à 15 ans facilement. Il était donc urgent de trouver une solution durable pour lui donner une seconde vie. Un réemploi qui permet aussi d’éviter le gaspillage des ressources utilisées lors de la conception du matériel (métaux, verre, plastique…), puisque l’ADEME rappelle que 80 % de l’impact environnemental d’un produit a lieu lors de sa conception.
Faire des économies
Pour les jeunes professionnels qui se lancent, la restauration est une activité coûteuse. Entre l’installation dans les locaux (loyers, garanties, fonds de commerce…), la décoration, l’aménagement de la salle, l’équipement de la cuisine et la création des premiers stocks, la mise de départ peut vite grimper.
Une des solutions pour réaliser des économies consiste donc à acheter du matériel reconditionné ou de seconde main. En effet, on estime que ce type de matériel revient en moyenne entre 30 et 70 % moins cher que le neuf. C’est aussi un bon moyen d’accéder à du matériel plus haut de gamme à un tarif avantageux.
Réduire les délais d’attente et de livraison
Pour les professionnels déjà installés, le matériel reconditionné peut aussi s’avérer particulièrement attrayant en cas de panne ou d’évolution des besoins. Ces machines remises à neuf sont en effet directement disponibles. Elles permettent donc de réagir en urgence à un besoin, contrairement au neuf qui nécessite souvent de longs délais de production.
Inscrire votre restaurant dans une démarche d’économie circulaire
Enfin, l’engagement des restaurateurs ne s’arrête pas à la lutte contre le gaspillage ou au contrôle de la provenance des produits. La façon de meubler son restaurant ou d’équiper sa cuisine compte aussi si vous souhaitez mettre en place une démarche durable globale et cohérente. Dans cette optique, les produits reconditionnés sont donc de précieux alliés pour vous accompagner.
Peut-on faire confiance au matériel d’occasion ?
Comment être certain de la fiabilité d’un équipement de seconde main ? Au-delà de la bonne affaire, il est essentiel d’être rassuré sur la longévité de votre investissement. Désormais de nouvelles garanties sont proposées pour rassurer les acheteurs.
Du matériel révisé et remis à neuf
Acheter un produit de seconde main a longtemps été synonyme de prise de risque. Il était en effet légitime de s’interroger sur la bonne foi du vendeur. De nombreuses questions se posaient : le matériel fonctionne-t-il toujours correctement ? A-t-il subi de lourdes pannes et réparations ? Quand a-t-il été acheté exactement et à quelle fréquence a-t-il été utilisé ?
La remise à neuf du matériel reconditionné ainsi que l’obtention du label RecQ permet désormais de rassurer les acquéreurs. Chez Vesto la remise à neuf répond ainsi à un cahier des charges strictes qui s’opère en plusieurs étapes :
- Rachat auprès de restaurateurs, de collectivités ou de distributeurs qui récupèrent des produits lors de la livraison de nouveau matériel.
- Réalisation d’un premier diagnostic qui permet de définir si une machine peut avoir une seconde vie ou si elle doit partir au recyclage. Environ 80 % sont réutilisables après remise en état.
- Reconditionnement technique. Les techniciens étudient la machine, son fonctionnement et l’état de ses composants, puis procèdent à la réparation si nécessaire.
- Reconditionnement cosmétique. Cette étape consiste en un nettoyage poussé. L’objectif étant de proposer des machines comme neuves pour donner envie aux restaurateurs d’investir.
- Emballage et expédition avec une nouvelle garantie pour les machines.
Des produits garantis comme le neuf
L’engagement de METRO France auprès de l’entreprise Vesto vise à proposer aux restaurateurs une offre sécurisée et professionnelle, avec des garanties et un véritable accompagnement. « Cela se concrétise par la mise en place d’un SAV qui propose une traçabilité et un historique de chaque produit, mais aussi une garantie associée de 6 mois, opérée par les équipes METRO France, avec possibilité d’extension à 3 ans », précise Nicolas Hanquez.
Acheter de seconde main n’a jamais été aussi simple et sécurisé. Miser sur le matériel reconditionné c’est donc l’assurance de faire de belles économies tout en prolongeant la durée de vie des équipements, sans compromis sur la qualité et la fiabilité.
Le Carillon, un réseau solidaire de commerçants engagés contre la précarité
Depuis plus de 10 ans, le Carillon met en relation les restaurateurs et les personnes dans le besoin. Pour les uns c’est l’occasion de s’engager pour une cause qui leur tient à cœur. Et pour les autres, c’est l’assurance d’un moment convivial qui redonne le sourire.
Prisca Berroche, déléguée générale de l’association La Cloche qui porte le projet et Rachid Aboubeker, directeur du restaurant Poké Doké à Pantin et membre du Carillon nous présentent leur engagement.
Pouvez-vous nous présenter le programme du Carillon ?
Prisca Berroche : C’est un programme porté par l’association La Cloche, créée en 2014 pour lutter contre l’exclusion sociale des personnes en situation de précarité ou sans domicile. Notre action repose sur trois grands axes.
Il y a d’abord, Le Carillon, un réseau de commerçants solidaires. Les restaurants et bars ont été les premiers à s’engager à Paris, mais aujourd’hui le dispositif s’est élargi. On peut désormais compter sur le soutien de coiffeurs, d’opticiens, de librairies, de lieux culturels ou même de salles d’escalade ! Chacun peut proposer un geste simple, de manière volontaire.
Ensuite, nous organisons des activités inclusives pour recréer du lien entre voisins : karaokés, ateliers, apéros, parties de pétanque. L’idée, c’est que des personnes avec ou sans domicile puissent se retrouver et partager des moments.
Enfin, nous travaillons sur le changement de regard à travers des actions de sensibilisation, comme la Fresque de la Rue, des interventions en festivals, dans les écoles ou en entreprise, pour déconstruire les clichés sur la précarité.
Pourquoi avoir rejoint ce réseau de solidarité ?
Rachid Aboubeker : Cela fait 18 mois que notre restaurant est partenaire. J’ai tout de suite adhéré au concept, car j’apprécie de pouvoir aider ceux qui sont dans le besoin selon nos possibilités. Je viens d’un milieu modeste et aujourd’hui j’ai réussi socialement, alors j’ai envie d’aider quand je le peux. Même avant, quand quelqu’un se présentait et disait qu’il avait faim, on ne refusait jamais. Mais avec Le Carillon, c’est plus pratique, ça permet d’organiser la solidarité.
Concrètement, comment fonctionne Le Carillon ?
Prisca Berroche : Les commerçants qui rejoignent le réseau choisissent librement ce qu’ils souhaitent proposer : un café suspendu, un repas, la possibilité de recharger son téléphone, d’utiliser les toilettes, d’accéder au Wi-Fi, ou encore des protections menstruelles. L’important, c’est que la personne en difficulté se sente accueillie comme n’importe quel client. Pour faciliter la communication autour de leur engagement, ils peuvent afficher les pictogrammes correspondants aux services qu’ils proposent sur la porte de leur établissement.
Aujourd’hui, plus de 1 350 lieux sont engagés dans toute la France, dont environ 50 à 60 % de cafés, bars et restaurants. En 2024, on a recensé près de 93 000 passages dans ces lieux. Nous formons aussi les équipes et nous les accompagnons régulièrement, pour leur donner les clés d’un accueil simple et respectueux.
Et pour vous, restaurateur, comment ça se passe au quotidien ?
Rachid Aboubeker : Au début de notre collaboration avec La Cloche, nous avons discuté de la façon dont nous voulions/pouvions nous engager à notre échelle. Nous avons convenu que nous pourrions offrir un repas par semaine. Les personnes se présentent avec des tickets transmis par l’association et sont servies comme n’importe quel autre client. C’est adapté à nos possibilités : on est un petit restaurant indépendant, on ne peut pas faire plus, mais c’est déjà utile.
Au-delà du repas, ce qui compte c’est aussi l’échange. Quand j’ai le temps, je discute avec eux, je prends des nouvelles. Ça leur fait du bien de parler, et à moi aussi. Ils mangent comme tout le monde, dans la salle ou en terrasse, avec nos clients. C’est une initiative valorisante, qui change des dispositifs d’aide habituels comme les Restos du Cœur ou les banques alimentaires.
Quels sont les bénéfices pour les restaurateurs qui s’engagent ?
Prisca Berroche : C’est un geste simple, mais très impactant. Pour le commerçant, il n’y a pas d’obligation lourde : chacun fixe ses propres limites et peut avancer progressivement. L’idée est de ne pas alourdir le quotidien, mais de créer une dynamique positive. Cela apporte aussi de l’attractivité, du lien de quartier, et peut s’intégrer dans une démarche RSE. Car le but c’est aussi d’inciter les usagers à choisir des lieux solidaires afin que les restaurateurs retirent davantage d’attractivité et une augmentation de leur CA du fait de leur engagement.
Dans un secteur où les travailleurs ont des emplois du temps déjà surchargés, c’est aussi une façon de s’engager pour une cause qui leur tient à cœur sans rogner sur leur temps libre si précieux.
Rachid Aboubeker : Pour nous, c’est un vrai plus. Ça colle parfaitement à notre concept : on travaille déjà avec des produits durables et locaux, et notre clientèle apprécie ce type d’engagement. Nous avons même mis une boîte à la caisse pour que nos clients puissent donner à l’association. Et ça marche.
C’est aussi un bon moyen d’aider sans se ruiner et l’image que cela renvoie ne peut être que valorisante. C’est la preuve qu’on peut être compétitif et solidaire à la fois.
Quel rôle joue le lien social dans tout cela ?
Prisca Berroche : La précarité, ce n’est pas seulement un manque de logement ou de nourriture. Ce dont les personnes souffrent le plus, c’est du manque de lien social, de considération. Retrouver une place, être accueilli dignement, ça redonne confiance en soi. Et cette confiance est indispensable pour avancer, chercher un travail, faire ses démarches.
Nous, on se voit comme un petit maillon d’une chaîne plus grande, qui contribue à un parcours d’insertion durable.
Rachid Aboubeker : Je le constate tous les jours, oui, le repas fait plaisir, mais ce qui compte le plus c’est la relation humaine. Partager un moment, être traité comme tout le monde, ça change tout. Et pour nous aussi, ça apporte quelque chose : on redécouvre la valeur du lien, dans un métier où parfois on va trop vite.
Un mot de la fin ?
Prisca Berroche : La précarité augmente, en ville comme ailleurs. Notre programme a vocation à se développer, et chaque restaurant, chaque commerce qui nous rejoint contribue à rendre son quartier plus solidaire et inclusif.
Rachid Aboubeker : L’initiative est vraiment super et j’espère qu’elle va continuer à grandir. C’est en adhérant à ce type d’action qu’on rend la société meilleure.
Comme ce restaurateur, les valeurs de l’association vous parlent et vous souhaitez rejoindre le mouvement du Carillon ? Contactez l’association pour en savoir plus et pour imaginer ensemble les contours de votre participation. C’est par ici.
La Grande Semaine Végétale : miser sur le collectif pour changer les habitudes
Du 26 septembre au 3 octobre prochain se tiendra la grande semaine pour manger plus végétal. Pour cette première édition, le grand rendez-vous de l’alimentation durable mise sur un élan collectif en rassemblant grande distribution, restaurateurs, institutions et citoyens pour initier un véritable changement dans la consommation des Français. Et si vous rejoigniez ce dispositif aussi ambitieux que vertueux ?
Grande Semaine Végétale : un événement national pour faire évoluer les habitudes alimentaires

Au restaurant, à l’école, en entreprise ou encore à la ferme, cette semaine pour manger plus végétal va réunir les Français pendant une semaine autour de l’alimentation durable. Un rendez-vous gourmand et engagé.
En quoi consiste la Grande Semaine Végétale ?
La place de la viande dans notre alimentation est de plus en plus questionnée. Et manger plus végétal apparaît désormais comme un geste simple et efficace pour contribuer à la transition écologique. Modifier ses habitudes alimentaires, permet en effet d’avoir un impact réel sur l’environnement, la biodiversité et la santé. Un changement de mentalité qui gagne du terrain d’années en années chez les restaurateurs, les distributeurs et dans les foyers.
Dans le sillage de cette évolution des mœurs se tiendra pour la première fois la semaine pour manger plus végétal du 26 septembre au 3 octobre 2025. L’objectif ? Créer un véritable mouvement collectif autour de l’alimentation végétale, sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux de cette alimentation décarbonée, faciliter l’accès à des produits sains et végétaux, inspirer les consommateurs. Cette grande semaine du végétal aura aussi pour but de mettre en valeur celles et ceux qui défendent cette alimentation au quotidien (restaurateurs, agriculteurs, industriels…) et surtout de fédérer l’ensemble des acteurs de cette révolution du bien-manger.
Un projet citoyen
Le projet a vu le jour à la suite d’une grande consultation citoyenne réalisée en 2024 et portée par la fondation Make.org. Rémy Leclercq, son directeur explique : « nous avons interrogé des milliers de citoyens pour sonder leurs idées pour donner envie aux Français de manger plus végétal. Leur réponse a été de créer un dispositif qui met en lumière les initiatives locales pour montrer aux citoyens qu’il est simple, facile et bon de diversifier son alimentation vers le végétal. » Concrètement, les citoyens ont été invités à proposer des idées et à voter pour les meilleures d’entre elles. « Ce sont eux qui ont eu cette idée géniale, nous avons juste retenu le consensus et travaillons à le concrétiser », détaille-t-il.
Pour faire vivre cette grande semaine dédiée à l’alimentation végétale, Make.org s’entoure de partenaires clés du secteur, comme l’Association Végétarienne de France et InterVeg, qui œuvre pour une alimentation plus végétale, notamment auprès des marques agroalimentaires. Ensemble, ils unissent leurs forces pour mobiliser tous les acteurs de la chaîne alimentaire.
« L’intérêt d’une campagne collective, c’est qu’elle donne envie d’essayer, on se sent moins seul », souligne Marie Garnier, directrice qualité et RSE chez METRO France, partenaire de l’opération. « Nous croyons beaucoup en cette initiative, c’est pourquoi nous nous engageons à la faire connaître auprès des restaurateurs, boulangers-pâtissiers et artisans des métiers de bouche. Beaucoup proposent déjà une cuisine végétarienne ou s’en rapprochant : c’est l’occasion idéale de les mettre en lumière. »
Au programme de la Grande Semaine Végétale
Le programme de cette semaine promet d’être aussi riche que gourmand. Plus de 200 restaurants organiseront des animations : certains déjà engagés dans une cuisine végétale, d’autres qui souhaitent l’expérimenter. Au menu : mise en avant de plats végétaux, dégustations, partages de recettes, menus enfants revisités …
La restauration collective ne sera pas en reste : écoles et entreprises mettront en avant des plats sans viande ni poisson tout au long de la semaine. Dans les grandes surfaces, des dégustations seront proposées en magasin, des conférences et débats seront organisés partout en France et du côté des agriculteurs, le réseau Bienvenue à la Ferme valorisera la cueillette et la plantation de légumes. En ville, l’agriculture urbaine prendra le relais avec des visites de potagers, ateliers jardinage et dégustations.
Enfin, tous les citoyens seront invités à relever le défi végétal grâce à un carnet de recettes collaboratif conçu pour donner envie de se lancer, simplement, dans une cuisine plus végétale.
Le rôle clé des restaurateurs dans l’évolution des habitudes alimentaires
Les restaurateurs jouent un rôle clé dans l’ouverture culinaire de leurs clients. En leur proposant une alimentation moins carbonée, ils participent à leur échelle à un véritable changement culturel.
Les restaurateurs, premiers influenceurs food
L’implication des restaurateurs et de leurs fournisseurs est essentielle dans ce mouvement, explique Marie Garnier. « Tous ensemble, nous avons un rôle culturel : on dit qu’on ne cuisine pas chez soi des produits que l’on n’a jamais goûtées au restaurant. Souvenez-vous, c’était le cas des sushis à l’époque… »
En effet, découvrir des recettes savoureuses au restaurant donne des idées et l’envie de les reproduire chez soi. Grâce à leur savoir-faire, les chefs sont capables de montrer comment associer légumes avec saveurs et plaisirs. « Les restaurateurs ont le pouvoir de montrer que l’alimentation végétale peut être simple, joyeuse et gourmande et notre mission chez METRO, c’est de leur donner les moyens de faire les bons choix pour que chacun se retrouve autour du bien manger. »
Rendez-vous du 26 septembre au 3 octobre 2025
Vous souhaitez rejoindre le mouvement ? Imaginez et mettez en avant vos recettes végétales les plus savoureuses du 26 septembre au 3 octobre prochain. Parlez de votre engagement à vos clients et concoctez-leur un petit cahier de recettes pour les inciter à les reproduire à la maison. Profitez de ce moment pour partager avec eux votre philosophie de la cuisine et de l’alimentation de demain. Pensez aussi aux plus jeunes, parfois réticents à manger des légumes. Surprenez-les avec des recettes gourmandes et ludiques.

Enfin, faites connaître votre participation via vos canaux de communication (réseaux sociaux, site internet, ardoise…) et en vous inscrivant sur le site lagrandesemainevegetale.fr. Vous y trouverez de précieuses informations et des ressources pour vous accompagner pendant cette semaine inédite.
Pour plus d’informations, des webinaires de présentation se tiendront en ligne :
- Jeudi 28 août : Formulaire d’inscription
- Jeudi 4 septembre : Formulaire d’inscription
- Jeudi 11 septembre : Formulaire d’inscription
- Jeudi 18 septembre : Formulaire d’inscription
Pour sa première édition, la Grande Semaine Végétale mise sur la participation de 20 000 citoyens, plus de 200 restaurateurs et l’organisation de près de 500 événements à travers la France. Et vous, en ferez-vous partie ?
6 chefs qui ont marqué la cuisine végétale, de Passard à aujourd'hui
Au début des années 2000, Alain Passard est l’un des premiers chefs étoilés à miser sur la cuisine végétale. Vingt-cinq ans plus tard, cette démarche de bon sens, en accord avec les préoccupations écologiques du moment, s’est largement démocratisée. Focus sur six chefs qui participent à redonner leurs lettres de noblesse aux produits de la terre.
Alain Passard, le pionnier de la cuisine végétale
Dès 2001, le chef triplement étoilé Alain Passard crée l’étonnement en opérant un revirement végétal dans son célèbre restaurant parisien L’Arpège. Le chef jusqu’alors connu pour ses talents de rôtisseur décide alors de donner une place inédite aux fruits et légumes issus de ses propres potagers de la Sarthe, du Mont-Saint-Michel et de l’Eure. En 2025, il va encore plus loin en annonçant sur son site internet que son établissement ne servira plus de viande ni de poisson.
« Ma passion pour les saisons m’invite aujourd’hui à écrire un nouveau chapitre, écrit le chef. Depuis toujours, le jardin guide ma main et nourrit mon inspiration. Ainsi, à partir du 21 juillet 2025, le restaurant Arpège célébrera une cuisine exclusivement végétale. Nos légumes, fruits, herbes, fleurs (…) seront les nouvelles notes de notre partition », souligne-t-il.
Interviewé dans Le Grand Atelier sur France inter en 2023, il expliquait déjà les raisons de son amour pour le végétal : « J’ai l’impression d’avoir reçu un coup de baguette magique sur la tête à l’aube des années 2000. J’ai eu une rupture dans ma créativité. La crise de la vache folle pour moi a été un choc. (…) J’ai pensé arrêter le métier. Mais j’avais deux solutions : ou je fermais ou je me consacrais aux légumes. On n’est pas le même cuisinier avec du végétal qu’avec de l’animal. J’ai tout remis sur le tapis. »
« Pour moi, une carotte, ou un navet, est un objet précieux, ajoute-t-il. Je trouve qu’il y a une créativité beaucoup plus forte dans le végétal que dans l’animal. Pourquoi ? Parce que nous avons des saisons, et que dans tous les légumes, il y a une telle palette de couleurs que les imbrications gustatives et olfactives se font beaucoup plus facilement. J’aime cette notion de rendez-vous avec le temps. »
Daniel Humm, la haute gastronomie 100 % végane
D’origine suisse, le chef Daniel Humm est devenu la référence mondiale de la haute gastronomie végane. En 2017, son restaurant Eleven Madison Park à New York est élu meilleur restaurant du monde selon The World’s 50 Best Restaurants. Après la pandémie, il fait le choix d’abandonner tous les produits issus de l’exploitation animale et devient dans la foulée le premier chef triplement étoilé pour une table 100 % végane. C’est une véritable révolution dans le milieu.
Interviewé par le magazine Food and Sens, il partage sa vision de la cuisine et explique les raisons écologiques qui l’ont poussées à se tourner vers la cuisine végétale. « Nous avons rouvert nos portes en tant que restaurant à base de plantes. Ce chapitre a été le moment le plus important de toute ma carrière. J’ai pris l’engagement d’utiliser notre créativité pour un avenir basé sur les plantes, car c’est vers là que notre système alimentaire doit s’orienter. Je ne suis pas un scientifique ou un expert du changement climatique, mais je suis un chef. Cette pensée n’est pas anti-viande, mais elle est pro-planète. »
Yotam Ottolenghi, la cuisine du Levant
En quelques années, le chef anglo-israélien Yotam Ottolenghi a révolutionné la manière dont la cuisine végétale est perçue par le grand public. Bien qu’il ne soit ni végétarien ni végane, il a su placer les légumes, les légumineuses et les épices au cœur d’une cuisine d’inspiration levantine riche en saveurs et en contrastes. Il s’est d’abord fait connaître à Londres où ses neuf restaurants proposent une expérience conviviale sous forme de buffet, fidèle à sa philosophie généreuse, colorée et profondément sensorielle de la cuisine.
Mais en France, c’est à travers ses ouvrages emblématiques, Plenty et Plenty More, qu’il a popularisé cette approche audacieuse de la cuisine végétale. Au fil de ses recettes, les goûts incisifs — acidité marquée, touches de piment — se mêlent à des cuissons végétales dignes des plus belles viandes : légumes rôtis, braisés ou enveloppés en croûte.

Claire Vallée, cheffe militante
En 2016, la cheffe Claire Vallée fait un pari fou, celui du collectif. Pour ouvrir son restaurant ONA (Origine Non Animale) à Arès en Gironde, elle lance un appel à la solidarité. C’est finalement grâce à une campagne de crowdfunding et à un chantier participatif que le restaurant 100 % végane voit le jour. Une véritable aventure humaine est née.
Quelques années plus tard, l’engagement de la cuisinière végane est récompensé d’une étoile, la première accordée à un restaurant végane en France. Malgré une reconnaissance au plus haut niveau, le restaurant est contraint de fermer ses portes suite à la crise sanitaire, mais il laisse derrière lui une empreinte forte dans le paysage culinaire français. ONA incarnait en effet une gastronomie militante, éthique et profondément respectueuse du vivant.
Des valeurs que Claire Vallée défend aujourd’hui au gré des tables éphémères, à Paris et dans des lieux d’exception, où elle sublime les ressources végétales avec créativité et exigence. À travers la fermentation, le séchage et les cueillettes sauvages, elle continue ainsi de réinventer une gastronomie durable, sensorielle et résolument tournée vers l’avenir.
Manon Fleury, moderne et sans concessions
À seulement 27 ans, Manon Fleury prend les rênes du néobistrot Mermoz à Paris avant d’ouvrir, cinq ans plus tard, en 2023, son premier restaurant. Sitôt ouvert, Datil est récompensé par les équipes du guide Michelin. La philosophie singulière de la cheffe étoilée attire aussi bien les médias que les gourmets engagés. Avec son équipe majoritairement féminine, Manon Fleury valorise en effet une approche zéro déchet et une cuisine tournée vers le végétal et les circuits courts. Dans ses cuisines, bienveillance et transversalité sont au cœur du processus créatif et les valeurs de féminisme, d’inclusion et d’éco-responsabilité y résonnent avec puissance.
Sans être végétarienne, la cuisine de Datil est essentiellement végétale et fait la part belle aux produits franciliens. « La protéine animale est présente, avec un soin particulier apporté à son traitement », souligne la cheffe sur le site du restaurant. « Dans une réflexion sur l’appauvrissement des ressources et les conditions d’élevage, nous souhaitons livrer en conscience dans l’assiette la nature sensitive de l’animal – sa texture, sa coquille, sa peau, sa carapace, brutes », explique-t-elle.
Mehdi Favri, le végétal pour tous
Mehdi Favri est l’un des co-fondateurs du Maslow Group, à l’origine de trois restaurants parisiens : Maslow, Fellows et Maslow Temple ouvert en 2025. Inspirée des street food asiatiques et orientales, sa cuisine végétale célèbre les saveurs franches et les textures gourmandes, tout en s’inscrivant dans une démarche profondément durable. Pour lui, l’enjeu n’est pas de convertir tout le monde au végétarisme, mais d’ouvrir des lieux où manger moins de protéines animales devient un véritable plaisir et non plus une concession.
Au-delà de l’assiette, Mehdi Favri défend une approche globale orientée autour d’une alimentation locale, du souci de la réduction du gaspillage, du bien-être des équipes et de l’éco-conception des espaces… Il promeut ainsi dans ses trois adresses une vision engagée et joyeuse de la restauration, qui allie responsabilité et hédonisme.
Loin des clichés, la cuisine végétale ne cesse de se réinventer. Joyeuse, gourmande et explosive, elle offre une palette de couleurs, de textures et de saveurs insoupçonnées. C’est un terrain de jeu infini et ces six chefs bien inspirés l’ont compris depuis longtemps. Alors, quand-est-ce que vous rejoignez le mouvement ?
Restaurant flexitarien : le restaurant de demain ?
Au menu du restaurant flexitarien, on trouve moins de viande et plus de protéines végétales. Pourquoi ? Car pour de nombreux restaurateurs, proposer une carte plus durable avec une empreinte carbone réduite est devenu un véritable engagement. Et les clients en redemandent !
Qu’est-ce qu’un restaurant flexitarien ?
Vous avez dit flexitarien ? Mais que cache ce terme exactement ? Le mot a fait son apparition dans l’édition 2018 du dictionnaire Robert. Il désigne un consommateur ou un restaurant qui « limite sa consommation de viande, sans être exclusivement végétarien. » Voilà qui ressemble de très près à la notion d’omnivore… Et pourtant, une différence notable distingue les deux puisqu’un omnivore est une personne qui consomme de tout (viande, poisson, légumes, produits laitiers, œufs…) sans se soucier de la quantité. Le flexitarien, lui, pour des raisons écologiques le plus souvent, s’astreint à ne pas consommer quotidiennement de la viande.
Le restaurant flexitarien : un concept qui interpelle
En 2021, une étude IPSOS sur le comportement alimentaire des Français, commandée par Interbev, montrait qu’un tiers seulement des Français affirmait connaître la signification du terme “flexitarien”. Aujourd’hui, sa notoriété semble s’être plus largement développée, mais un travail de sensibilisation reste à faire, souligne Julie Berchoux, cheffe du restaurant éponyme situé dans le 18e arrondissement de Paris. Sa cantine flexitarienne ouverte en 2020 propose tous les jours des plats à emporter ou à consommer sur place.
“Le terme flexitarien interroge encore beaucoup”, constate-t-elle. “En cinq ans, cela a bien évolué. Au départ, les gens pensaient qu’il s’agissait de nourriture “végétarienne”, surtout les clients plus âgés.” Aujourd’hui les gens sont davantage attirés par cette appellation inscrite sur la vitrine. “Il y en a qui viennent exprès pour ça, d’autres qui sont juste curieux”, confie-t-elle.
Quels sont les avantages du restaurant flexitarien ?
Et si le restaurant flexitarien avait tout bon ? Avec ses menus plus écologiques, plus sains et plus variés, c’est l’endroit idéal pour venir se restaurer en groupe, quels que soient les régimes alimentaires des uns et des autres…
Une démarche écologique
Pour les clients engagés, se rendre dans un restaurant flexitarien, c’est en effet la promesse de manger dans un établissement en accord avec leurs principes. Chez Moi Flexitarien, la cantine lyonnaise tenue par Amalia Gonzales, flexitarisme rime avec le fait de manger moins de viande et de meilleure qualité. “On fait surtout l’impasse sur la viande rouge”, explique-t-elle, en raison de son importante empreinte carbone (8 à 10 fois supérieure à celle de la volaille). “Cela va aussi avec le fait de privilégier une alimentation locale et de saison. Je suis fille de paysanne alors pour moi c’est une question de bon sens !”
Chez Berchoux la cheffe tempère néanmoins. Oui, manger flexitarien c’est adopter une démarche engagée de façon globale, mais dans sa cantine, cela revêt aussi d’autres aspects. “Dans mon restaurant, la notion de flexitarisme va de pair avec la question de la lutte contre le gaspillage alimentaire. C’est un engagement global. Comme je me fournis sur les fins de marché ou lors des promotions du jeudi chez METRO, je récupère des produits qui ne sont pas toujours locaux et de saison. Mais qu’importe, la priorité c’est vraiment d’éviter qu’ils finissent à la poubelle. Alors oui, c’est plus de boulot en cuisine, mais c’est surtout plus écologique.”
Une offre variée et saine

Il n’y a donc pas de recette toute faite pour créer une carte flexitarienne, ce qui importe le plus, c’est de proposer un menu en accord avec ses valeurs. Chez Moi Flexitarien, Amalia Gonzales propose ainsi un plat du jour qui alterne tous les 2 jours, l’un avec viande, l’autre sans. Et une semaine sur deux, c’est son burger qui passe en mode végétarien.
Idem chez Berchoux où les plats changent tous les jours en fonction de l’arrivage, mais toujours en faisant la part belle au végétal et à la volaille pour des versions carnées. Au menu récemment : poulet sauté à la mangue avec haricots rouge et riz ; pennes à la crème de truffe ; aubergines au chèvre avec lentilles ; Berchoux bowl garni de potatoes, encornets et burrata ; sans oublier le burger au poulet haché maison.
Un restaurant inclusif
Le restaurant flexitarien peut-il tirer son épingle du jeu face à des restaurants végétariens de plus en plus nombreux ? La demande est en effet de plus en plus forte. Et de la dark kitchen à la cantine, en passant par les restaurants haut de gamme, le nombre d’enseignes spécialisées dans la cuisine végétale ne cesse de grossir.
Pourtant, pour Julie Berchoux, c’est bien le restaurant flexitarien qui coche toutes les cases. “Quand on sort, on n’est pas tout seul et il arrive bien souvent d’avoir des amis végétariens, d’autres non. C’est important de proposer des lieux qui satisfassent le plus grand nombre. Ici il y en a pour tout le monde. On propose de vrais plats élaborés pour les végétariens, mais aussi une ou plusieurs recettes avec de la viande. C’est important pour être vraiment inclusifs”, explique-t-elle.
Les clients sont de plus en plus nombreux à s’interroger sur leur façon de manger. Pour satisfaire un maximum d’entre eux, le restaurant flexitarien semble bel et bien le plus adapté. Engagé, écologique et inclusif, il pourrait bien être le restaurant de demain…
Journée de la gastronomie durable : pour une restauration responsable
Alors qu’un tiers de toute la nourriture produite dans le monde est perdue, les Nations Unies appellent, en ce 18 juin, à promouvoir une gastronomie respectueuse de l’environnement. Les restaurateurs sont en première ligne pour faire changer les habitudes des français.
Il est urgent de diminuer le gaspillage alimentaire
D’ici à 2050, la planète aura plus de 9 milliards de bouches à nourrir. Or, d’après la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), pas moins d’un tiers de toute la nourriture produite dans le monde est perdue ou gaspillée. Soit 1,3 milliard de tonnes de denrées ! Si des efforts sont faits depuis quelques années, la gastronomie est à l’échelle planétaire encore trop synonyme de gaspillage. En France, selon l’Ademe :
1,6 million de tonnes d’aliments encore consommables sont jetées chaque année par les établissements de restauration commerciale et collective.
Ne pas gaspiller : tel est le message des Nations Unies en cette journée du 18 juin. Ce jour spécial est désigné depuis 2016 comme Journée de la Gastronomie Durable.
Qu’est ce que la gastronomie durable ?
La gastronomie durable propose de concilier l’art de la table avec le respect de l’environnement et de la santé :
- tenir compte de la provenance des ingrédients
- cultiver les terres sans les appauvrir
- pêcher sans détruire les stocks halieutiques
- être raisonnable sur le transport.
Comment agir pour la gastronomie durable ?
Cette journée a pour ambition de sensibiliser les français sur l’impact de l’alimentation sur l’environnement. Il est urgent d’agir pour garantir l’accès aux ressources naturelles pour les générations futures. En travaillant des produits de saison, en respectant les traditions agricoles et culinaires, en limitant les kilomètres parcourus, chacun peut faire sa part pour une gastronomie durable.
Toute la chaîne de valeur est concernée. Les producteurs doivent être plus attentifs à leurs modes d’utilisation des ressources naturelles. Les distributeurs doivent limiter l’impact du transport des marchandises en réduisant les gaz à effet de serre et les ressources utilisées pour la logistique.
Les restaurateurs ont également un rôle clé. En achetant des produits locaux, vous stimulez l’économie de votre région et soutenez ses agriculteurs. Limiter la consommation d’eau et d’énergie en cuisine, opter pour des énergies renouvelables, limiter le gaspillage alimentaire : voilà d’autres leviers pour « verdir » votre activité.
Enfin, les particuliers ont un rôle majeur : ils ont le pouvoir faire des choix engagés dans leur consommation quotidienne.
Quelles actions sont prévues pour aider la gastronomie durable ?
L’ONU invite à célébrer la Gastronomie Durable en collaboration avec les États, les organisations internationales, mais aussi le grand public. L’UNESCO a lancé plusieurs initiatives pour développer la gastronomie durable :
- la promotion des énergies propres pour les restaurants locaux,
- la promotion d’un Réseau des villes créatives à travers lequel 28 villes s’engagent à partager leurs bonnes pratiques et à développer des partenariats.
- la sensibilisation du public, des agriculteurs et des industries alimentaires par le biais d’émissions télévisées gastronomiques et des expositions culturelles alimentaires.
De son côté, la FAO encourage :
- les « régimes alimentaires verts », c’est-à-dire des réglementations diététiques qui intègrent la notion de gastronomie durable
- la promotion de cultures tombées dans l’oubli ou sous-exploitées (comme les légumineuses).
Le secteur CHR a donc un rôle primordial à jouer en rééduquant les papilles des consommateurs aux saveurs oubliées…
Maintenance de votre cuisine professionnelle : les étapes à suivre
Dans une cuisine professionnelle, la maintenance des équipements est essentielle pour garantir leur longévité, faire des économies d’énergie, éviter les pannes coûteuses et assurer la sécurité alimentaire. Voici les principales étapes de maintenance à mettre en place dans la cuisine de votre restaurant pour une utilisation plus durable.
Pourquoi effectuer une maintenance régulière de votre cuisine professionnelle ?
En plus d’être respectueux de l’environnement, grâce une meilleure utilisation de vos équipements, effectuer une maintenance préventive des équipements de votre cuisine professionnelle a de nombreux avantages :
- Réduction des dépenses sur le long terme : un matériel bien entretenu durera plus longtemps. De plus, un bon entretien limitera le nombre de pannes et donc le nombre d’interventions de dépannage.
- Éviter les fermetures soudaines et la perte d’activité associée dont l’impact peut s’avérer terrible pour votre chiffre d’affaires.
- Limiter les risques associés aux pannes : dommages électriques, incendie, risques sanitaires…
- Réduire sa consommation d’énergie : si cela permet concrètement de réduire les factures, cela permet aussi de limiter son impact sur la planète.
Comment évaluer l’état de vos équipements de cuisine ?
Conserver vos équipements en bon état de fonctionnement vous permettra d’allonger leur durée de vie, et par la même occasion d’avoir une démarche vertueuse. La première étape avant de mettre en place une maintenance régulière de votre cuisine professionnelle, est de faire un état des lieux. Commencez par passer en revue les différents équipements pour déterminer leur état, leurs faiblesses et leurs forces :
- listez les équipements concernés
- évaluez leur âge
- déterminez leur fréquence d’utilisation (quotidienne, saisonnière, occasionnelle…)
- décelez leurs faiblesses (joint vieillissant, moteur fatigué…)
- équipements de cuisson (four, plaques, friteuse, salamandre) : vérifiez leur bonne montée en température
- équipements réfrigérants : vérifiez le système de refroidissement
- ventilation et systèmes d’extraction : vérifiez le bon fonctionnement du moteur
Réaliser un planning de maintenance pour votre cuisine professionnelle

Pour être efficace et tenir ses promesses (allongement de la durée de vie des équipements et démarche éco-responsable), la maintenance préventive doit être bien organisée en amont.
Pour cela, réaliser un calendrier clair et détaillé des étapes à réaliser est un bon commencement. Il est important que ce document soit accessible à tout le personnel. Cela vous permettra de dispatcher les tâches au sein de l’équipe et d’éviter les pertes d’activité ou d’efficience.
Enfin, si votre restaurant fonctionne de façon saisonnière ou si c’est le cas de certains équipements (appareil à raclette, fondue, machine à glace…), pensez à programmer vos grandes révisions avant la haute saison.
Vous souhaitez en savoir plus sur la maintenance préventive de votre cuisine professionnelle ?
Oui, je veux des conseils
Quels sont les éléments à indiquer sur un planning de maintenance ?
Pour chaque équipement, listez les actions à réaliser quotidiennement, hebdomadairement, mensuellement et annuellement. Pour cela, appuyez-vous sur votre évaluation et sur la notice de vos équipements. Pour chaque machine, indiquez les numéros de contact des différents SAV ainsi que les informations importantes à connaître sur les contrats de maintenance.
Voici quelques indications sur la fréquence des actions à mener pour chaque équipement. Pour plus de précision, reportez-vous à la notice de votre matériel :
Réfrigérateur
- Quotidien : contrôle de la température et nettoyage extérieur.
- Hebdomadaire : contrôle et nettoyage des joints.
- Mensuel ou bi-mensuel : nettoyage complet et désinfection du réfrigérateur.
- Trimestriel : dégivrage de l’équipement, vérification de l’état du condensateur et de l’évaporateur.
- Annuel : inspection des composants électriques pour prévenir les dysfonctionnements.
Chambre froide
- Quotidien : contrôle de la température (autour de 3 degrés), organisation de l’espace (elle ne doit pas être surencombrée), nettoyer immédiatement tout aliment renversé au sol ou sur les étagères, éteindre les lumières, fermer correctement la porte.
- Hebdomadaire : nettoyage du sol et des étagères, contrôle de l’état des joints,
- Mensuel : nettoyage du condenseur pour éviter les mauvaises odeurs et la corrosion. Dégraissage des grilles de ventilations et aérateurs.
- Bi-annuel : nettoyage de l’évaporateur.
- Annuel : contrôle du système électrique. Inspection et nettoyage des conduites d’évacuation du congélateur.
Four
- Quotidien : nettoyage intérieur, plaques, grilles de cuisson et joints.
- Mensuel : inspecter l’état des joints et des charnières
- Annuel : vérification et réglage du thermostat.
Table de cuisson
- Quotidien : nettoyage des plaques (gaz ou induction) après chaque service.
- Annuel : contrôle par un professionnel de l’état de l’équipement.
Lave-vaisselle
- Quotidien : vérifier l’état des filtres et bras de lavage et les nettoyer si nécessaire.
- Hebdomadaire : nettoyage et vérification de l’état des joints. Vérification de l’état global du matériel (panier, rack, accessoires), température de l’eau.
- Mensuel : détartrage
- Annuel : vérification par un professionnel.
Hotte
- Quotidien : l’entretien d’une hotte de cuisine professionnelle commence par un dégraissage extérieur quotidien
- Hebdomadaire : nettoyage du filtre à la main ou au lave-vaisselle.
- Annuel : ramonage des conduits par une entreprise spécialisée.
À noter : quel que soit le matériel concerné, que vous ayez souscrit à un contrat de maintenance régulière ou non, veillez à faire inspecter votre matériel au moins une fois par an par un professionnel pour éviter les mauvaises surprises.
La maintenance préventive des équipements de votre cuisine professionnelle est gage de longévité et d’économie, tant pour votre portefeuille que pour la planète. Plus l’entretien sera rigoureux, moins vous aurez de mauvaises surprises, et plus votre démarche sera durable ! À vous de sélectionner la formule qui vous correspond le mieux, entre un entretien en interne ou une maintenance réalisée par des professionnels.
Alimentation durable : réduire le bilan carbone de ses recettes
De plus en plus de restaurants d’entreprise et universitaires affichent l’empreinte carbone des plats sur leurs menus. En restauration commerciale, l’initiative reste rare. Calculer et diminuer le bilan carbone de ses recettes est un engagement environnemental concret qui permet aussi de se démarquer de la concurrence.
L’empreinte carbone d’une recette, qu’est-ce que c’est ?
L’empreinte carbone mesure l’impact des activités humaines sur le climat. Appliqué à l’alimentation, c’est le calcul des émissions de gaz à effet de serre du lieu de production jusqu’à l’assiette. Pour cela, il faut prendre en compte chacun des ingrédients qui composent la recette et la préparation du plat.
Comment mesure-t-on l’impact écologique d’une assiette ?
L’association « Bon pour le Climat » a lancé, en partenariat avec l’application de cuisine durable Etiquettable, un éco-calculateur. Ce dernier se base sur des données de l’Ademe (l’agence de la transition écologique). Le principe est simple : il suffit d’entrer les ingrédients, leur poids, leur provenance ainsi que les modes de conservation.
L’éco-calculateur indique alors le bilan carbone de la recette par couvert. Vous pouvez ainsi ajuster la composition pour diminuer son empreinte.
Pour aller plus loin, la Fondation GoodPlanet a développé un calculateur pour évaluer le bilan carbone globale de votre établissement.
Diminuer son empreinte carbone : pour quoi faire ?
Aujourd’hui, l’alimentation est responsable de 25 % des gaz à effet de serre en France, selon l’Ademe. Il n’existe aucune réglementation concernant l’affichage de l’empreinte carbone dans la restauration, mais mieux vaut être acteur du changement plutôt que d’attendre d’avoir des contraintes réglementaires !
La première motivation pour diminuer son empreinte carbone est évidemment une conviction personnelle de contribuer à la protection de la planète. Mais il existe d’autres bénéfices intéressants pour votre activité.
Répondre aux attentes des consommateurs
Les tendances de consommation à l’œuvre depuis une dizaine d’années se sont renforcées avec la crise sanitaire. Locavorisme, cuisine « healthy », « antigaspi », les convives attendent des restaurateurs un engagement concret pour la planète.
Se différencier de la concurrence
Le 20 octobre, le guide Le Fooding a organisé, en partenariat avec une soixantaine de chefs, une journée nationale « Zéro Carbo ». L’objectif des chefs était de montrer l’exemple en servant des milliers de repas pauvres en émissions de CO2 à travers toute la France.

Ces initiatives restent cependant rares. Calculer et diminuer son empreinte carbone permet donc de se démarquer des autres établissements. Une aubaine quand on sait que les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux problématiques environnementales.
Motiver ses équipes
Les jeunes prennent également en compte ces enjeux environnementaux dans le choix de leur futur employeur. Améliorer le bilan carbone de son restaurant est donc une démarche positive pour attirer et fidéliser les équipes autour d’un intérêt commun. N’hésitez pas à impliquer vos employés en demandant leur point de vue sur des actions à mettre en œuvre : idées recettes, fonctionnement de l’établissement…
Comment réduire son impact environnemental en restauration ?
Il y a 3 principales sources de gaz à effet de serre dans la restauration : l’alimentation, le transport et les emballages. Analysez-les pour débuter votre démarche vers une restauration écologique.
Alimentation durable : choisir des ingrédients éco-friendly
Privilégiez les protéines végétales
Longtemps boudées par les clients, les légumineuses reviennent sur le devant de la scène : pois, lentilles, haricots. De nombreuses recettes savoureuses permettent d’augmenter la part des protéines végétales, moins gourmandes en ressources. Il est également possible de « verdir » les protéines animales en sélectionnant des viandes « bien élevées » en polyculture élevage (un système de production où les animaux sont alimentés en prairie).
Utilisez des légumes de saison
Manger des choux et des légumes racines en hiver permet de réduire la culture sous serre, gourmande en énergie. Vos clients ont envie de tomates en plein hiver ? Expliquez-leur pourquoi ce n’est pas possible. Ou remplacez les produits frais par des tomates séchées, par exemple, en attendant le retour des beaux jours.
Optez pour du bio et des produits labellisés
Les herbicides, insecticides et engrais émettent des gaz à effet de serre. Privilégiez les aliments labellisés. Par exemple, les produits AB assurent au moins 95 % d’ingrédients d’origine bio, qui ne contiennent aucune trace de pesticides et ni d’OGM. De plus, la biodiversité, la préservation des ressources naturelles et l’attention accordée au bien-être animal sont aussi pris en compte.
Transport : réduire les trajets d’approvisionnement
Privilégiez les aliments produits localement. En les sourcant au plus près de votre établissement, vous limiterez le transport de marchandises. Vous participerez aussi à la redynamisation des territoires.

Emballages alimentaires : favoriser les matières recyclables
Limitez les emballages fabriqués à base d’énergies fossiles. Préférez le carton ou les matières éco-sourcées, au plastique. Tâchez également d’éviter le suremballage et d’augmenter la part de produits consignés.
Restaurant écologique : comment valoriser son engagement ?
Il est important de communiquer votre démarche pour réduire votre empreinte carbone auprès de vos clients. Pour cela n’hésitez pas à la mettre en valeur par différents biais.
Apposer le logo Eco-score sur le menu du restaurant
L’éco-calculateur de « Bon pour le climat » analyse vos recettes et les note selon un Eco-score. Il vous suffit de vous inscrire sur le site de l’association pour l’obtenir.
Le logo Ecoscore ressemble au Nutriscore. Il représente une feuille qui varie du vert au rouge, en fonction de l’impact environnemental. Les cinq niveaux sont aussi symbolisés par des lettres. Très lisible, il permet au client de faire facilement son choix en fonction de ses envies et de ses préoccupations environnementales.
Montrer son engagement à travers les labels
Il existe de plus en plus de labels pour communiquer sur son engagement environnemental : Ecotable, Green Food, Clé verte… Ils vous permettent de mettre en avant des actions sur l’empreinte carbone mais aussi sur le gaspillage, la santé, l’approvisionnement local, les achats responsables…
Communiquer en ligne
L’adhésion à une association comme Bon pour le Climat vous permet d’accéder à des outils de communication à insérer sur votre site et vos réseaux sociaux…. De plus, l’association vous référence sur son site comme restaurant partenaire. La géolocalisation de l’établissement permet aux consommateurs engagés de vous trouver facilement !
Si vous ne souhaitez pas adhérer à l’association, faites vous-même connaître votre démarche en l’expliquant sur votre site internet et vos réseaux sociaux : Facebook, Instagram… Mais aussi dans votre établissement, par un bref texte sur votre menu par exemple.
Réduire l’empreinte carbone de vos recettes est un premier pas. Vous pouvez ensuite élargir votre action en vous attaquant au gaspillage alimentaire. Équipez-vous d’outils pour couper et peler efficacement, puis réutilisez les chutes. Enfin, analysez les assiettes de retour en cuisine pour adapter la taille des portions à l’appétit de vos convives.









