Restaurateurs : rejoignez le Carillon et devenez un acteur clé du commerce solidaire

Depuis plus de 10 ans, le Carillon met en relation les restaurateurs et les personnes dans le besoin. Pour les uns c’est l’occasion de s’engager pour une cause qui leur tient à cœur. Et pour les autres, c’est l’assurance d’un moment convivial qui redonne le sourire.

Prisca Berroche, déléguée générale de l’association La Cloche qui porte le projet et Rachid Aboubeker, directeur du restaurant Poké Doké à Pantin et membre du Carillon nous présentent leur engagement.

Pouvez-vous nous présenter le programme du Carillon ?

Prisca Berroche : C’est un programme porté par l’association La Cloche, créée en 2014 pour lutter contre l’exclusion sociale des personnes en situation de précarité ou sans domicile. Notre action repose sur trois grands axes.
Il y a d’abord, Le Carillon, un réseau de commerçants solidaires. Les restaurants et bars ont été les premiers à s’engager à Paris, mais aujourd’hui le dispositif s’est élargi. On peut désormais compter sur le soutien de coiffeurs, d’opticiens, de librairies, de lieux culturels ou même de salles d’escalade ! Chacun peut proposer un geste simple, de manière volontaire.

Ensuite, nous organisons des activités inclusives pour recréer du lien entre voisins : karaokés, ateliers, apéros, parties de pétanque. L’idée, c’est que des personnes avec ou sans domicile puissent se retrouver et partager des moments.
Enfin, nous travaillons sur le changement de regard à travers des actions de sensibilisation, comme la Fresque de la Rue, des interventions en festivals, dans les écoles ou en entreprise, pour déconstruire les clichés sur la précarité.

Pourquoi avoir rejoint ce réseau de solidarité ?

Rachid Aboubeker : Cela fait 18 mois que notre restaurant est partenaire. J’ai tout de suite adhéré au concept, car j’apprécie de pouvoir aider ceux qui sont dans le besoin selon nos possibilités. Je viens d’un milieu modeste et aujourd’hui j’ai réussi socialement, alors j’ai envie d’aider quand je le peux. Même avant, quand quelqu’un se présentait et disait qu’il avait faim, on ne refusait jamais. Mais avec Le Carillon, c’est plus pratique, ça permet d’organiser la solidarité.

Concrètement, comment fonctionne Le Carillon ?

Prisca Berroche : Les commerçants qui rejoignent le réseau choisissent librement ce qu’ils souhaitent proposer : un café suspendu, un repas, la possibilité de recharger son téléphone, d’utiliser les toilettes, d’accéder au Wi-Fi, ou encore des protections menstruelles. L’important, c’est que la personne en difficulté se sente accueillie comme n’importe quel client. Pour faciliter la communication autour de leur engagement, ils peuvent afficher les pictogrammes correspondants aux services qu’ils proposent sur la porte de leur établissement.

Aujourd’hui, plus de 1 350 lieux sont engagés dans toute la France, dont environ 50 à 60 % de cafés, bars et restaurants. En 2024, on a recensé près de 93 000 passages dans ces lieux. Nous formons aussi les équipes et nous les accompagnons régulièrement, pour leur donner les clés d’un accueil simple et respectueux.

Et pour vous, restaurateur, comment ça se passe au quotidien ?

Rachid Aboubeker : Au début de notre collaboration avec La Cloche, nous avons discuté de la façon dont nous voulions/pouvions nous engager à notre échelle. Nous avons convenu que nous pourrions offrir un repas par semaine. Les personnes se présentent avec des tickets transmis par l’association et sont servies comme n’importe quel autre client. C’est adapté à nos possibilités : on est un petit restaurant indépendant, on ne peut pas faire plus, mais c’est déjà utile.

Au-delà du repas, ce qui compte c’est aussi l’échange. Quand j’ai le temps, je discute avec eux, je prends des nouvelles. Ça leur fait du bien de parler, et à moi aussi. Ils mangent comme tout le monde, dans la salle ou en terrasse, avec nos clients. C’est une initiative valorisante, qui change des dispositifs d’aide habituels comme les Restos du Cœur ou les banques alimentaires.

Quels sont les bénéfices pour les restaurateurs qui s’engagent ?

Prisca Berroche : C’est un geste simple, mais très impactant. Pour le commerçant, il n’y a pas d’obligation lourde : chacun fixe ses propres limites et peut avancer progressivement. L’idée est de ne pas alourdir le quotidien, mais de créer une dynamique positive. Cela apporte aussi de l’attractivité, du lien de quartier, et peut s’intégrer dans une démarche RSE. Car le but c’est aussi d’inciter les usagers à choisir des lieux solidaires afin que les restaurateurs retirent davantage d’attractivité et une augmentation de leur CA du fait de leur engagement.
Dans un secteur où les travailleurs ont des emplois du temps déjà surchargés, c’est aussi une façon de s’engager pour une cause qui leur tient à cœur sans rogner sur leur temps libre si précieux.

Rachid Aboubeker : Pour nous, c’est un vrai plus. Ça colle parfaitement à notre concept : on travaille déjà avec des produits durables et locaux, et notre clientèle apprécie ce type d’engagement. Nous avons même mis une boîte à la caisse pour que nos clients puissent donner à l’association. Et ça marche.
C’est aussi un bon moyen d’aider sans se ruiner et l’image que cela renvoie ne peut être que valorisante. C’est la preuve qu’on peut être compétitif et solidaire à la fois.

Quel rôle joue le lien social dans tout cela ?

Prisca Berroche : La précarité, ce n’est pas seulement un manque de logement ou de nourriture. Ce dont les personnes souffrent le plus, c’est du manque de lien social, de considération. Retrouver une place, être accueilli dignement, ça redonne confiance en soi. Et cette confiance est indispensable pour avancer, chercher un travail, faire ses démarches.

Nous, on se voit comme un petit maillon d’une chaîne plus grande, qui contribue à un parcours d’insertion durable.

Rachid Aboubeker : Je le constate tous les jours, oui, le repas fait plaisir, mais ce qui compte le plus c’est la relation humaine. Partager un moment, être traité comme tout le monde, ça change tout. Et pour nous aussi, ça apporte quelque chose : on redécouvre la valeur du lien, dans un métier où parfois on va trop vite.

Un mot de la fin ?

Prisca Berroche : La précarité augmente, en ville comme ailleurs. Notre programme a vocation à se développer, et chaque restaurant, chaque commerce qui nous rejoint contribue à rendre son quartier plus solidaire et inclusif.

Rachid Aboubeker : L’initiative est vraiment super et j’espère qu’elle va continuer à grandir. C’est en adhérant à ce type d’action qu’on rend la société meilleure.

Comme ce restaurateur, les valeurs de l’association vous parlent et vous souhaitez rejoindre le mouvement du Carillon ? Contactez l’association pour en savoir plus et pour imaginer ensemble les contours de votre participation. C’est par ici.


S'engager dans la restauration solidaire : le défi des chefs

Durant la crise sanitaire de 2020 et le confinement obligatoire, certains chefs n’ont pas hésité à allumer leurs fourneaux pour préparer une restauration solidaire. Des cagnottes ont été constituées, des milliers de repas réconfortants ont été livrés aux soignants dans toute la France. Tour d’horizon des pistes pour faire de votre établissement un restaurant solidaire…

Mettre ses compétences aux services de la restauration solidaire

Transmettre les bonnes pratiques alimentaires

Vous souhaitez former les jeunes aux bonnes pratiques alimentaires et à la lutte contre le gaspillage ? Rejoignez la Tablée des Chefs, l’association des chefs engagés. Elle conçoit et réalise des programmes d’éducation culinaire et de sensibilisation à une alimentation saine. Elle s’investit dans des collèges en réseau d’éducation prioritaire et des maisons d’enfants à caractère social.

Parrainée par Guillaume Gomez (MOF et chef des cuisines du Palais de l’Élysée), cette association sert également de relais :

  • aux entreprises et établissements qui souhaitent distribuer leurs surplus alimentaires
  • aux associations d’aide alimentaire qui servent des repas aux personnes les plus précaires

Cuisiner pour les enfants malades et leurs familles

Montez à bord du premier food truck de chefs. Le Toques en Truck réalise le tour de France des hôpitaux organisé par l’association Tout le monde contre le cancer. Ainsi, de mai à juillet 2019, ce sont 25 destinations qui ont été desservies.

Des chefs étoilés et des cuisiniers renommés ont régalé près de 800 soignants au cours de brunchs gastronomiques. Plus de 1 300 enfants malades et leur famille ont dégusté des déjeuners préparés par de grands chefs. 400 jeunes patients et leur fratrie ont préparé des tartes aux fruits de saison lors d’ateliers de pâtisserie.

S’impliquer dans un projet d’insertion

Le RECHO est un projet solidaire mené par des cuisinières professionnelles qui mettent leurs compétences culinaires au service d’une restauration pour les plus précaires. Elles apportent ainsi le Refuge, la Chaleur et l’Optimisme à tous ceux qui en ont besoin.

  • Cuisiner ensemble crée du lien et développe le vivre-ensemble. Avec l’association Aurore, le RECHO s’est implanté en juin 2019 au cœur du centre d’hébergement d’urgence les Cinq Toits dans le 16e arrondissement de Paris. C’est un espace de rencontres et de partage entre les résidents et les riverains.
  • La table du RECHO est un restaurant qui fonctionne sur le modèle d’une entreprise d’insertion. Des personnes en difficulté sont formées aux métiers de la restauration. Ouverte du mercredi au dimanche, elle propose une excellente cuisine respectueuse de l’Homme et de l’environnement. Elle met également à disposition une offre traiteur et un service de portage à domicile.

Être solidaire du Sidaction

Depuis 2009, les professionnels des métiers de bouche se mobilisent contre le VIH autour de l’opération des Chefs Solidaires qui implique les lycées hôteliers et les CFA. C’est l’occasion de cuisiner pour lutter contre le sida en offrant à Sidaction une partie des recettes (celle des boissons ou d’un menu spécial par exemple, sur une ou plusieurs journées).

Que vous soyez restaurateur, traiteur, pâtissier…, vous pouvez mettre en place l’action de votre choix. Plus de 300 établissements ont participé en 2018. La plupart d’entre eux ont donné en moyenne 10 % du chiffre d’affaires réalisé pendant cette opération. Ainsi, pour une recette de 3 000 €, le don était de 300 €. Après déduction fiscale, celui-ci s’élevait à 120 €.

Devenir bénévole au Refettorio Paris

Situé dans la crypte de l’église de la Madeleine, le Refettorio Paris est un restaurant solidaire destiné aux personnes en grande difficulté. Créé par Food for Soul, l’association caritative du chef italien étoilé Massimo Bottura, il offre le soir un service de restauration sociale, dans un cadre chaleureux, aux personnes en situation d’exclusion et de précarité.

L’équipe de cuisine et celle de salle sont composées de bénévoles. Les ingrédients proviennent de surplus alimentaires et sont transformés en repas complet (entrée, plat et dessert). Les recettes sont élaborées par des chefs prestigieux invités. Le Refettorio Paris s’est donné pour objectif de servir 100 repas par jour, délicieux et équilibrés, en utilisant environ 130 kg de nourriture.

Opter pour une action en solo au profit d’une restauration sociale

Offrir un repas de Noël ou de fête

Pour une occasion spéciale, comme les fêtes de fin d’année, vous pouvez ouvrir votre restaurant, le temps d’un service, à des personnes exclues qui n’y vont jamais. Pour la mise en œuvre, nous vous conseillons de vous rapprocher des organisations caritatives locales. Elles feront le lien avec ce public en difficulté et prendront en charge la gestion de vos invités.

Faire don de ses invendus

Offrir ses invendus constitue un acte de solidarité. Cette possibilité est particulièrement bien adaptée aux traiteurs. Ils peuvent donner à une organisation caritative les portions non consommées à la fin d’un événement.

Pensez simplement à vérifier que vos dons alimentaires respectent bien toutes les règles d’hygiène. Ainsi, les invendus nécessitent d’être maintenus au frais et ne pas avoir été placés sur les buffets.

Une solution pratique consiste à passer par l’intermédiaire d’applications développées par des entreprises comme Phenix, Eqosphère ou Click & Don. Elles se chargent de la mise en relation avec une organisation caritative habilitée à gérer les dons alimentaires.

          


Restaurant solidaire : les initiatives à mettre en place

Les restaurants solidaires fleurissent un peu partout en France. Leur objectif ? Proposer des repas pour tous, à prix accessibles, mais aussi favoriser l’insertion professionnelle et la mixité sociale. Que vous souhaitiez ouvrir un restaurant associatif ou proposer une restauration plus solidaire, de nombreuses options s’offrent à vous.

Qu’est-ce qu’un restaurant solidaire ?

On distingue deux types d’établissements solidaires : ceux dont c’est la vocation première et ceux dont les patrons, par conviction personnelle, décident d’adapter leur offre classique aux enjeux sociaux.

 

Le restaurant associatif

Dans ce type d’établissements, la dimension solidaire est centrale. Exploités par une association à but non lucratif, ils répondent à des enjeux de lutte contre l’exclusion et la pauvreté.

Ils s’appuient sur deux leviers de solidarité parfois complémentaires :

  • embaucher du personnel en réinsertion ;
  • servir des personnes dans le besoin à moindre coût.

 

Le restaurant engagé

Un restaurant « classique » peut aussi adapter son offre de départ pour mettre en place des actions solidaires. Cela relève de la conviction et de l’engagement de chaque propriétaire d’établissement, en lien avec les enjeux liés à son emplacement, (proximité de centre d’hébergements d’urgence ou d’universités), et aux enjeux sociaux du moment (crise économique, pandémie, flux migratoires…).

Quels sont les objectifs du restaurant solidaire ?

Ouvrir un café social et solidaire ou un restaurant associatif permet de resserrer les liens entre les habitants d’un même territoire et d’épauler les plus fragiles.

Cela sert ainsi de nombreux objectifs :

  • Créer du lien social
  • Favoriser la mixité sociale
  • Encourager une dynamique de quartier
  • Soutenir le retour à l’emploi ou à la formation
  • Offrir des repas gratuits ou accessibles aux plus démunis
  • Rompre l’isolement de personnes fragilisées socialement et économiquement : personnes sans-abri, précaires, étudiants, retraités etc.

Comment faire de son établissement un restaurant solidaire ?

Les restaurants solidaires fleurissent un peu partout, dans les beaux quartiers comme dans les zones moins favorisées. Chacun propose une formule différente avec toujours le même objectif : proposer des services accessibles au plus grand nombre et favoriser la rencontre.

1. Proposer le café ou le repas suspendu

C’est sans doute l’un des concepts les plus connus : le café suspendu.

L’idée est simple : au moment de régler son addition, un client peut décider de payer deux cafés au lieu d’un. Le second est « suspendu » au profit d’une personne dans le besoin qui passera plus tard pour profiter de la générosité du donateur anonyme.

Pour le donateur, c’est l’occasion de s’engager aux côtés de son restaurateur grâce à un geste simple. Pour celui ou celle qui bénéficie du café suspendu, c’est l’occasion de passer un moment réconfortant dans un établissement accueillant. Le principal avantage du café suspendu, c’est qu’il peut s’appliquer à tous les établissements.

Il est bien sûr possible d’aller plus loin, en proposant un petit-déjeuner ou un repas suspendu.

Pour mettre en place ces initiatives, la communication et la transparence sont clés. Il faut que les clients, comme les personnes dans le besoin, puissent repérer facilement l’opération. Pour cela, vous pouvez installer une ardoise en vitrine ou un stop trottoir indiquant le nombre de cafés ou de repas en attente.

Ainsi, les clients seront incités à participer, et les bénéficiaires, eux, oseront plus facilement pousser la porte de votre restaurant.

 

2. Cuisiner des repas à prix accessible

L’expérience d’un repas dégusté au restaurant est souvent réservée à une clientèle privilégiée. Avec le restaurant solidaire, ces barrières tombent en offrant aux plus démunis les moyens de se restaurer à un prix accessible.

Cuisiner pour les personnes en difficultés

C’est la démarche adoptée par le chef italien Massimo Bottura, triple étoilé Michelin, au Refettorio, son établissement installé dans la crypte de l’église de la Madeleine à Paris.

Tous les midis, il propose une cuisine solidaire en servant une centaine de repas (entrée-plat-dessert) réalisés à partir de surplus alimentaires de la grande distribution. Les personnes en difficulté déboursent 1 euro, les autres 9 euros. Résultat, le restaurant devient un véritable terrain de mixité sociale ou les plus aisés financent le repas des plus démunis.

La solidarité en faveur des étudiants

En 2021, un restaurant solidaire à destination des étudiants a vu le jour à Nice. Lancé par l’association étudiante FACE06, il propose deux soirs par semaine des repas 100 % gratuits à une cinquantaine de jeunes.

« Durant l’épidémie, la précarité des étudiants s’est accentuée. C’est un fléau », explique Amaury Baudoux, le président de l’association, à France 3. Installé dans le local de l’association, le restaurant associatif permet de « créer des liens sociaux, discuter, échanger, bref avoir une vie étudiante ».

3. Changer sa façon de recruter

La solidarité commence au moment du recrutement. En faisant le choix d’embaucher du personnel non qualifié, en insertion ou porteur de handicaps, vous participez à la création d’une société plus inclusive.

Dans le domaine, les cafés Joyeux font porter un regard nouveau sur le handicap. Au sein de ses huit établissements, le groupe embauche 83 équipiers en situation de handicap mental ou cognitif. En salle et en cuisine, ils prouvent qu’une autre vision de la restauration est possible.

À Paris, la Table du Récho adopte une démarche similaire. Dans ce restaurant solidaire installé aux Cinq Toits, dans le 16e arrondissement, des réfugiés sont formés en cuisine et en salle.

Dans ce lieu atypique, jeunes entrepreneurs de l’économie sociale et solidaire, réfugiés et personnes en situation d’hébergement d’urgence cohabitent. Sur place, le restaurant fonctionne grâce au talent de ces résidents.

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4. Organiser des événements caritatifs

Pour faire de votre restaurant un lieu de solidarité, organiser des événements associatifs et culturels est une autre possibilité. Les repas et les boissons vendus à cette occasion pourront servir à financer des actions sociales qui profitent à tous ou être reversés directement à une association. À vous de choisir la cause qui vous fait vibrer et partager votre engouement avec votre clientèle.

Mettre un peu de solidarité au menu de son restaurant est accessible à tous. En plus de réaliser une bonne action, c’est un excellent moyen de fédérer sa communauté et de faire vivre son quartier.


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